b) Premières découvertes des pathologies liées au sucre

    

Le sucre est le nom commun du saccharose. Il appartient à la famille des glucides simples qui apportent aux aliments un goût sucr é. Les glucides sont des éléments nutritifs comme les protéines et les lipides. Ils sont présents dans de nombreux aliments. Ils se répartissent, en fonction de leur taille, en deux catégories :

- les glucides simples dit « rapide » (petites molécules composées d’une ou de deux unités glucidiques, de forme C6H12O6) On les trouve naturellement présents dans le lait (lactose), les fruits(fructose), le miel ou ajouté dans tous les aliments au goût sucré : confitures, bonbons, glaces, biscuits…
- les glucides complexes dit « lents » (longues chaînes composées de plusieurs unités glucidiques, de forme (C6H12O6)n). Ils sont présents dans les céréales (riz, blé…) et les produits céréaliers (pains, pâtes…) ou les légumes secs.

Pour un bon équilibre alimentaire, l’apport énergétique quotidien devraient être composé de 50 à 55 % de glucide (simple ou complexe).

Lors de la digestion, les glucides fournissent l’essentiel de l’énergie utile aux cellules du cerveau, des muscles, du foie…sous forme de glucose.


La glycémie est définie comme le taux de glucose sanguin. Elle est proche de 1g.L chez un individu sain ; si ce taux est inférieur à 0.6 g.L, on est en hypoglycémie ; si ce taux est supérieur a 1.26g.L on est en hyperglycémie et susceptible d’avoir un diabète.


1) Les diabètes

Les diabètes sont des maladies qui se caractérisent par une hyperglycémie. On distingue deux principaux types de diabètes.

Le diabète occupe une place singulière dans l’histoire de la médecine. Le texte le plus ancien qui y fait mention est le papyrus d’Eber, écrit en 1500 avant J-C. A cause de ses symptômes typiques urine abondante et sucrée, soif et faim excessives. Ce sont des médecins grecs qui ont donné son nom à la maladie (dia baïno, en grec ancien : δια μπαïvo, ou διαβαïυω), ils avaient remarqué que « que les malades étaient frappés d'une soif continuelle, et qu'ils semblaient uriner aussitôt ce qu'ils venaient de boire, comme s'ils étaient « traversés par l'eau » sans pouvoir la retenir. » au IIIe siècle av. J.-C. De plus, ils avaient déjà réussi à différencier les deux types de diabète grâce aux urine, tantôt non sucrées (diabète de type 1) tantôt sucré (diabète de type 2). Au VIIe siècle ap. J-C, les Chinois faisaient part de leurs observations et de leur interprétation concernant les urines sucrées et proposaient un traitement proche des méthodes modernes qui recommandent aux diabétiques de s'abstenir de consommer de l'alcool et de l'amidon. Mais ce n’est qu’à la fin du XVIIIème siècle, que par une approche chimique, la présence de sucre dans les urines est prouvée. A la fin du XIXème siècle, c’est Oscar Minkowski qui met en évidence le rôle majeur du pancréas dans le contrôle de la glycémie. C’est aussi à cette époque que Lanceraux, médecin français, établit nettement la distinction entre les deux formes du diabète. Après la découverte du rôle du pancréas dans la régulation de la glycémie les chercheurs découvrent celui de l’insuline (une hormone sécrété par le pancréas). En effet c’est au XXème siècle, que le diabète est enfin traité.

Le diabète de type 1 est le plus rare et le plus grave, il peut subvenir dès le plus jeune age. Il se caractérise par une absence de sécrétion d’insuline. On parle de diabète insulinodépendant (DID), car le malade survit grâce à l’injection d’insuline. Cette forme de diabète a souvent une origine génétique : un parent atteint, mais il peut aussi être dû à des facteurs environnementaux. Il se caractérise par un amaigrissement.

Il peut entraîner un certains nombre de complications telles que la cécité, l'infarctus, l'insuffisance cardiaque, une amputation du pied, un accident cardio-vasculaire ou des troubles rénaux (néphropathie), qui peuvent entrainer à leur tour une ostéoporose (carctérisée par une fragilité excessive du squelette), car s'il n’est pas traité, l’excès chronique de sucre dans le sang endommage les vaisseaux sanguins ainsi que les nerfs.    


                                                                      

Le contrôle strict du taux de sucre dans le sang est le principe fondamental du traitement du diabète. L'insuline est le seul médicament du diabète insulinodépendant. Actuellement le moyen le plus simple est le stylo à insuline. Ainsi, il permet une injection très facile et pratiquement indolore. Mais en plus de cette injection le diabétique doit s’alimenter d’une manière adaptée, c’est à dire assurer un équilibre nutritionnel correct pour éviter des variations trop importantes de la glycémie.


Le diabète de type 2 est le plus fréquent (80% des diabètes). Il atteint surtout les personnes d’age mûr. La sécrétion d’insuline est normale mais les cellules ne la captent peu ou plus. On parle de diabète de type gras, diabète non insulinodépendant. L’hérédité est son principal facteur d’apparition. Mais une mauvaise alimentation et une activité physique insuffisante sont des risques déclancheursde ce type de diabète. Le diabète doit être pris en charge précocement afin d'en ralentir l'évolution et de limiter les complications. Il existe des traitements médicamenteux . Le régime pauvre en glucide peut le corriger. L'alimentation doit être équilibrée et comporter des glucides, des lipides, des protéines en respectant une bonne proportion de chaque groupe. Si ces règles ne fonctionnent pas, elles sont associées à un traitement médicamenteux.

Le diabète de type peut être sujet comme pour le DID aux mêmes complications. De plus les sujets au diabète de type 2 sont plus sensible aux autres risques cardio-vasculaires, ils doivent en effet faire attention à leur hypertension artérielle, à leur taux de cholestérol et à leur poids.

De nouvelle voies de recherches dans le traitement de ces maladies sont toujours en cours, ( un pancréas artificiel, Les greffes de pancréas, de nouveaux médicaments) puisque aujourd’hui il n’existe toujours pas de moyen de guérir définitivement  du diabète.

Les diabètes peuvent entrainer de nombreuses complications, telles que l'infarctus, l'insuffisance cardiaque, l'insuffisance rénale chronique (ou néphropathie), qui peut à son tour entrainer une ostéoporose, caractérisée par une fragilité excessive du squelette, les maladies cardio-vasculaires, la cécité, ...


     2) La carie


La carie est un phénomène de déminéralisation des tissus durs de la dent (émail, dentine), causé par le milieu acide que créent les sucres apportés par l’alimentation et certaines bactéries de la plaque dentaire. En effet, depuis le développement de la production industrielle de sucre il y a un siècle, la carie dentaire est devenue un problème de santé publique majeur.

On dit couramment aux enfants de limiter le sucre et les bonbons s'ils ne veulent pas avoir mal aux dents. Cela signifie implicitement que le sucre est responsable des caries. En fait, le sucre contribue indirectement à la carie dentaire. Ce sont plus exactement certaines bactéries présentes dans notre bouche, qui, en se nourrissant de sucre (et d'autres débris alimentaires), produisent un acide. C'est cet acide qui attaque et fragilise les dents, favorisant les caries.

La carie évolue selon un processus composé de quatre étapes :


 

La prévention des caries reposent sur deux éléments indissociables: premièrement une hygiène bucco-dentaire stricte, c'est à dire un brossage de dents au moins deux fois par jours et des controles dentaires réguliers et deuxièmement, une limitation de la consommation de sucre surtout sous forme de saccharose en dehors des repas.

 

 

 

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